Interview de Marie Hélène Dourte.

Interview de Marie Hélène Dourte.

📁 Interview 🕔27.avril 2016
Interview de Marie Hélène Dourte.

Pascal Riolo, de la voyance aux voyages, et … toujours en quête de spiritualité !

La voyance, le paranormal et les arts divinatoires ne sont plus un secret pour Pascal Riolo. Il a percé leurs codes et leurs langages il y a bien longtemps. Remontons dans le temps… Était-il un enfant comme un autre ? Pas vraiment ! Pascal Riolo est en fait une énigme tant son histoire est étonnante, troublante et émouvante. A l’aube de sa jeunesse, il a connu des problèmes de santé et s’en est servi pour avancer dans sa vie personnelle. Devenu probablement incontournable dans le secteur des arts divinatoires, il a su se démarquer par sa qualité de travail, ses nombreux ouvrages et ses différentes apparitions depuis 1999 dans d’innombrables émissions de télévision. Pascal est mystérieux, sensible, je dirais même réservé. J’ai appris à le connaître, nous avons partagé de grandes discussions ensemble et j’ai pu aussi me rendre compte à quel point il est apprécié par son public lors de ses conférences. Je ne dévoilerai rien en affirmant qu’il est probablement une des rares personnes (que je connaisse en ce monde) doté de deux qualités extraordinaires et authentiques : la vraie gentillesse et la compassion pour autrui ! Il est en tous cas incontestablement l’une des plus grandes références en Europe mais cela, et vous allez le voir ci-après, à aucun moment il ne s’en vantera dans cette interview. Consulté par les plus grands (stars de la chanson, grands hommes politiques, célébrités,) il est devenu en une trentaine d’années, le voyant discret de grands personnages.  Il a bien voulu répondre à une nouvelle interview. La voici.

 

  1. Pascal, comment percevez-vous la voyance aujourd’hui 2016 ? Vous avez démarré très jeune, dans le milieu des années 1980, il y a 30 ans. Sentez-vous un changement aujourd’hui ?

J’ai démarré ma passion pour les arts divinatoires il y a longtemps. J’avais 12 ans lorsque j’ai commencé mes premières consultations. Les méthodes pour les pratiques des arts divinatoires non pas changé, elles sont toujours identiques depuis des millénaires. Tout dépend de l’utilisation que l’on veut en faire. Je suis un voyant traditionnel, je travaille avec des méthodes identiques que celles exercées par les voyants du 15siècle. Néanmoins, lorsque je vois comment l’utilisation voire l’exploitation mercantile des arts divinatoires évolue aujourd’hui, je vous avoue ma déception et ma colère.

  1. Justement, on vous a vu régulièrement participer à plusieurs émissions de télévision en 2015, on a pu vous découvrir avec une position assez ferme sur des questions qui touchent la déontologie de la voyance. Pourquoi ?

La voyance, ou les arts divinatoires en général c’est quelque chose de passionnant, c’est pénétrer dans un monde où la science n’a aucune emprise sur le destin. Nous le savons tous, la voyance a ses failles, des erreurs subsistent dans chaque consultation, mais malgré tout, nous pouvons être guidés, orientés afin d’avoir des réponses à nos questions et parfois, cela peut nous aider à comprendre qui on est et où on va. Je n’ai pas la science infuse, je ne vois pas tout et je fais bien sûr des erreurs mais je reste avant tout strict en matière de déontologie face à un métier où beaucoup font n’importe quoi.  La véritable voyance est pratiquée en bureau, face au consultant. Fuyez la voyance par écrit, la voyance par téléphone et autre numéro surtaxé.

  1. Comment faites-vous pour continuer à trouver cette incroyable énergie malgré vos soucis de santé et pour durer dans le temps en continuant à proposer des conférences, des livres et vos participations à la télévision ?

Je n’en sais rien, ça doit être ma passion pour le paranormal et la spiritualité qui m’ont poussé à aller toujours plus loin, à me renouveler et à défendre avec cœur et intégrité des valeurs qui me correspondent. Lorsque l’on aime son travail et aller à la rencontre des autres, on apprend toujours beaucoup. De mon côté, apprendre et toujours vouloir me renseigner, étudier, mais aussi comprendre les mystères de la vie fait partie de moi, de ce que je suis. Vous l’aurez compris, je suis quelqu’un qui a toujours besoin de réfléchir, je suis un hyper actif cérébral, le besoin d’apprendre est omni présent en moi. J’étudie donc en permanence, j’aurai fini d’apprendre lorsque je serais mort.

  1. Vous êtes le voyant de plusieurs personnalités et cela depuis longtemps, il y a une relation de confiance entre ces célébrités et vous ? Une multitude de personnes connues font appel à vous, c’est important pour vous ?

La voyance est un art divinatoire, non pas une science et tout le monde y fait appel. Que l’on soit connu ou non, tout le monde a besoin d’aide et de soutien. Chaque rencontre est intense, avec qui que ce soit. Ce qui m’impressionne le plus, c’est ce qu’il y a dans le cœur de la personne, pas l’image qu’elle reflète.

  1. Vous venez de publier un jeu de 36 cartes et un livre qui s’intitule « Les Mondes Parallèles » aux éditions Myron. Pourquoi avoir créé ce jeu ?

C’est une très longue histoire, j’ai démarré la création de ce jeu alors que j’étais au Tibet et en Chine. Pendant 5 années, j’ai dessiné au cours de mes différentes expéditions en Asie des cartes, des personnages, des situations qui m’ont parlé, qui m’ont inspiré tant sur un point de vie spirituel que symbolique (ésotérique). Ces cartes m’ont été dictées et inspirées par les esprits, voilà pourquoi il m’a fallu autant d’années de travail afin d’arriver à un résultat qui me satisfait. Ce jeu est incroyable, il me parle et j’en suis fier.

  1. Vous l’utilisez vous-même ? Et autre question, est-il accessible au grand public car tout le monde n’a pas vos capacités de voyance ?

Je l’utilise tous les jours, je n’arrive plus à m’en passer tellement je l’adore. Ce jeu de cartes est composé de 36 cartes exceptionnelles et riches en informations. Il est un autre reflet de moi-même. En ce qui concerne son utilisation, elle est facile et comme il s’agit d’un jeu de cartomancie, tout le monde peut l’utiliser, à condition d’avoir un minimum de sensibilité. Tout est une question de travail, et d’utilisation. J’ai reçu des dizaines de témoignages de personnes qui me disent avoir eu des résultats incroyables, j’en suis très content.

  1. Les voyages ont eu un énorme impact dans votre vie de voyant, est-ce juste ?

Oui, on peut réellement dire ça car sans mes différents voyages, je n’aurais jamais pu comprendre l’essence des choses, le fond de qui je suis. C’est surtout un travail de recueillement de soi. J’ai énormément voyagé, souvent dans des conditions difficiles, au milieu des pauvres, j’ai pris des risques, j’ai risqué ma vie plusieurs fois et j’ai dû affronter des dangers mais cela en valait réellement la peine, cela m’a beaucoup aidé et l’opportunité qui m’a été donnée de rencontrer des tribus, des cultures totalement différentes des nôtres m’a permis d’avancer considérablement.

  1. Quelles sont vos plus beaux souvenirs lors de vos voyages ?

Mes méditations durant des jours et des jours au Ladakh, dans le temple du Dalaï-lama, mon ascension vers le Nid du Tigre au Bhoutan, des rencontres inoubliables avec les moines au Sikkim, ma traversée du Vietnam, ma retraite dans la jungle du Népal, ou mes recherches au Sri Lanka… Mais j’ai tellement visité de pays, je me suis rendu dans la quasi-totalité des pays asiatiques, j’ai beaucoup de souvenirs, il est impossible de tous les citer…

  1. Dans vos voyages, vous avez beaucoup fait pour les enfants, les malheureux, c’était important pour vous ?

Oui c’était très important, c’était l’une des conditions de mes voyages, m’investir sur place et faire un minimum pour eux était une chose essentielle pour moi. J’ai côtoyé les malheureux, j’ai rencontré des familles qui n’ont rien, j’ai vu et touché des lépreux, se sont des gens comme nous, ils sont nés dans des conditions difficiles, ce sont nos frères, nous pourrions être à leur place ! Lors de mes voyages, il y a des moments où l’on mange une seule fois par jour, des fois presque rien…d’autres fois, je n’ai rien pour me laver, je dors très peu, 2 ou 3 heures par jour tellement les conditions sont difficiles…je peux perdre 5 ou 6 kilos par voyage tellement c’est difficile. J’ai la chance de pouvoir rentrer, donc ce n’est pas grave mais c’est très dur de voir des enfants vivre dans la misère et malgré tout, ces gens ne se plaignent jamais ! Rien que d’en parler, j’en ai les larmes aux yeux, j’ai gardé d’importants souvenirs dans mon cœur, croyez moi. Parfois, c’est douloureux d’en parler.

  1. On vous sent très ému Pascal…

Ce n’est pas peu de le dire, c’est la réalité d’une vie et d’une partie du monde que j’ai découvert. Nos enfants doivent être heureux de pouvoir s’amuser, faire des études et se soigner…là-bas, j’ai vu des enfants mourir ou très malades. Ils n’ont rien mais ils sont riches…spirituellement.

  1. Qu’est-ce qui vous fait le plus plaisir aujourd’hui ?

Ce qui me fait le plus plaisir, ce sont mes fans, mon public qui me suit depuis toujours : que ce soit dans mes livres, mes conférences ou partout où je vais. J’ai cette chance d’être soutenu par un énorme public, très présent depuis toujours, depuis mes débuts. Lorsque je vois les encouragements qu’ils me donnent, cela me réconforte fortement car ils me soutiennent très fort.  J’essaie d’être toujours  disponible pour eux car ils sont toujours présents dans mes séances de dédicaces. Parfois ils font la fille durant une heure pour me rencontrer, je pense que c’est mon plus grand plaisir. Depuis les années, j’ai appris à les connaître, je les tutoie pour la plupart, je les aime beaucoup.

  1. Vous verra-t-on prochainement en conférence ?

Oui, de nouvelles conférences vont être programmées, j’ai hâte d’y être car cela compte pour moi. Une conférence, c’est avant tout une rencontre humaine, entre moi et des personnes qui viennent chercher des réponses à leur questions.

Pascal, je voudrais vous remercier pour votre amitié et cette interview que vous venez de m’accorder.

Marie Hélène Dourte.